Vendredi 25 juillet 2008


Je crois que je suis en train de tomber amoureuse de ce pays. Cet Etat minuscule perdu quelque part vers l’Orient, jalousement garde par l’Himalaya. Terre d’humilite. D’humanite.

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Mardi 22 juillet 2008


Arrivee a Pokhara. Sept heures d’un long voyage chaotique dans un bus qui menacait de rendre l’ame dans chaque virage. Mais irruption dans un Nepal authentique.

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Vendredi 18 juillet 2008


Le cadeau inestimable qu’offre un voyage comme celui-ci, c’est celui de pouvoir renouer avec la Rencontre au sens originel. Celle qui n’a rien d’artificiel. Celle qui, d’une facon ou d’une autre, vous fait avancer vers ce que vous etes venu chercher.

Comme je l’ai deja ecrit, depuis le debut de ce voyage, il ne se passe pas un jour sans que je me retrouve a partager un the, un lassi ou un chowmein avec une nouvelle tete. J’ai deja un nombre incalculable d’adresses mail et tout autant de rendez-vous aux quatre coins de la terre. C’est le luxe qu’offre le voyage en solitaire…

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Lundi 14 juillet 2008


… ou comment je suis devenue Nicolas Hulot le temps d’un apres-midi.

 

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Samedi 12 juillet 2008


Les jours passent, les rencontres se multiplient. Chaque matin je pose le pied dehors avec la meme apprehension, liee a l’inconnu, cruelle et encourageante a la fois. L’angoisse du jour nouveau ou tout est a ecrire. Delicieux vertige avant le grand saut.

Et chaque soir je rentre avec la meme satisfaction. Celle d’avoir laisse a l’inconnu la possibilite de me surprendre.

Il y a des gens que ma route croise parce que le vent les y mene. D’autres, parce que je vais moi meme les chercher. Mais tous ont le gout si rare d’un moment vole au temps. Visages choisis…

 

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Mercredi 9 juillet 2008


Suite de la journee passsee avec Kushal…

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Mardi 8 juillet 2008


“Et je vais par les champs m’egarer ou m’asseoir ; sans guide, sans chemin marchant a l’aventure…” Lamartine.

Recit d’une rencontre un peu particuliere…    

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Dimanche 6 juillet 2008


A part sur la planete des singes, il existe un endroit ou ces animaux sont rois. Et au dela du bruit, de la pollution et du rythme fievreux de Kathmandu, il existe un endroit ou il pleut des drapeaux multicolores et ou les moulins a priere envoient des mantras au vent. C’est le temple de Swayambunath, ou Monkey Temple. Vendredi, Tom m’y a emmenee, persuade de me faire toucher du doigt l’autre realite du Nepal, celle pour laquelle j’ai decide d’abandonner pendant deux mois le Nutella (je vous laisse apprecier le poids du sacrifice !)

Pour arriver jusqu’au temple, il faut monter plusieurs centaines de marches, entree en meditaiton oblige. Et ca ne manque pas : difficile de penser a autre chose qu’a la douleur qui ankylose vos cuisses. Pendant toute la montee, j’ai maudit l’inventeur des escalators sans qui mes jambes n’auraient pas oublie que “non, des escaliers qui montent touts seuls, ca n’existe pas dans la nature.” Ajoutez a cela la chaleur etouffante et vous arrivez au sommet dans le meme etat qu’une eponge, agonisant a moitie, persuade de vivre vos dernieres heures sur cette terre. En realite, vous etes juste en train de vivre un moment de grace, sur une autre planete. Swayambunath, vieux de vingt-cinq siecles est considere comme l’un des berceaux du bouddhisme. Ici, pas de vaches ni de concerts de klaxons. Juste le silence. Et les fumees d’encens. Enfin.

Kathmandu, c’est la ville aux deux visages. L’un tourne vers l’avenir, le tourisme et la course a la modernisation. L’autre, cache, impregne de traditions, de mysteres qu’il me reste a aller chercher et a decouvrir.

Et le Nutella ne me manque meme pas.

 (Merci pour vos commentaires ! Grace a vous, j’ai le moral qui est remonte au dessus du genou !)

 

    

    Swyambunath 

It’s raining flags…                       

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Vendredi 4 juillet 2008


En me retrouvant seule hier matin dans ma chambre d’hotel qui ferait passer n’importe quel Formule 1 pour le Martinez et apres une journee entiere de voyage avec transit interminable en Arabie Saoudite, j’avais deux options : suivre la voix diabolique dans ma tete qui s’entrainait a l’art de la gradation (”ah, ah, ah, tu n’as presque pas dormi depuis avant-hier, en plus tu ne connais rien de ce pays et pire, tu es SEULE”) et faire demi-tour ou reactualiser le “veni, vidi, vici” de ce cher Jules.

Histoire de me mettre les idees au clair, je suis sortie m’aerer les neurones dans les rues de Kathmandu. Mauvaise idee : Kathmandu rime avec egouts, loin de la bulle de tranquillite que je m’etais imaginee, avec des rues qui sentent bon les mysteres d’une spiritualite vaporeuse. Certes, les temples sont partout mais ils cotoient bouses de yaks et montagne de dechets. Pour les efflluves d’encens, on repassera…

Paf, la belle illusion s’est envolee. Hop, une premiere claque… Mon Kathmandu, celui des moines bouddhistes et des stupas n’existe donc pas ? Retour donc dans ma chambre, le moral dans les chaussettes…

Et puis le soir, alors qu’une panne de courant me contraint a rejoindre le jardin ou sont allumees des bougies, je me retrouve assise en face d’un type aux allures de globe-trotter. La conversation s’amorce. Tom, 24 ans etudiant allemand en medecine qui avait envie de faire un stage au milieu des chirurgiens nepalais et de leurs couteaux de boucher. Ici depuis sept semaines, il repart lundi. En attendant, il propose de faire mon guide. On part donc dans les rues de Kathmandu, plongee dans le noir avec quelques lampes a petrole par-ci, par-la. Spectacle incroyable ; hors du temps : la ville poursuit sa vie comme si de rien n’etait, les ruelles remplies de semblants d’echoppes continuent a attirer des masses de gens, scooters, voitures et yaks slalomant comme d’habitude au milieu de ce joyeux fatras.

Kathmandu, un egout un cirque, un bric-a-brac, peut-etre. Un ovni, c’est sur…

Desolee pour les accents : clavier british. Photos tres bientot : mon appareil  est en breve convalescence…

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Mercredi 2 juillet 2008


Je pense avoir trouvé la tenue idéale pour passer inaperçue...

Je pense avoir trouvé la tenue idéale pour passer inaperçue…

Sur cette planète, il ya deux types de personnes : celles qui ont un sens de l’organisation aussi aiguisé que leurs cinq sens, qui trient, anticipent, planifient. Et il y a les autres.

Moi, j’ai toujours fait partie de la seconde catégorie. Celle qui inscrit inlassablement le 1er janvier de chaque année sur sa liste de résolutions : “Cette année, j’arrête de fonctionner sur le mode chrono-drive, commande en trois minutes, courses en dix minutes et je commence enfin à an-ti-ci-per. Bref, j’arrête de tout faire à la dernière minute”. Et à chaque début d’année, je prends un plaisir presque insolent à me dire que cette résolution, c’est juste pour avoir bonne conscience et que je ferai tout pour ne pas la tenir. Car l’organisation, c’est un peu mon antonyme. On a tous un antonyme. Un mot qu’on ne pourra jamais lier à soi malgré toutes les conjonctions qui existent. L’organisation et moi, on se repoussera toujours.

Pour être honnête, j’ai besoin de vivre dans la précipitation. J’anticipe un peu, j’improvise beaucoup. L’adrénaline me fait tourner la tête comme elle en tétanise d’autres. Ce voyage je l’ai rêvé, ébauché, façonné, il y a longtemps déjà. Mais la concrétisation, je l’ai délicieusement laissée s’étirer en longueur. J’ai acheté mes billets d’avion suffisamment à l’avance pour ne pas me sentir dépouillée par Air France mais je viens à peine de finir ma valise. Je sais que j’ai oublié quelque chose d’indispensable mais pas de vital. Une brosse à cheveux, un shampoing ou une brosse à dents. Je sais que je passerai en revue mentalement le contenu de mes bagages pendant mes 15 heures d’avion. Et je sais qu’une fois là-bas, je devrai chercher un magasin pourri et me débrouiller pour trouver une brosse à cheveux. Ou un shampoing. Ou une brosse à dents. Mais je sais aussi qu’une fois revenue, cet oubli s’inscrira au tableau des souvenirs…

H-10. Je vais chercher ma brosse à dents…

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