C’est l’histoire d’un bob rose…
Mercredi, juillet 2nd, 2008Je pense avoir trouvé la tenue idéale pour passer inaperçue…
Sur cette planète, il ya deux types de personnes : celles qui ont un sens de l’organisation aussi aiguisé que leurs cinq sens, qui trient, anticipent, planifient. Et il y a les autres.
Moi, j’ai toujours fait partie de la seconde catégorie. Celle qui inscrit inlassablement le 1er janvier de chaque année sur sa liste de résolutions : “Cette année, j’arrête de fonctionner sur le mode chrono-drive, commande en trois minutes, courses en dix minutes et je commence enfin à an-ti-ci-per. Bref, j’arrête de tout faire à la dernière minute”. Et à chaque début d’année, je prends un plaisir presque insolent à me dire que cette résolution, c’est juste pour avoir bonne conscience et que je ferai tout pour ne pas la tenir. Car l’organisation, c’est un peu mon antonyme. On a tous un antonyme. Un mot qu’on ne pourra jamais lier à soi malgré toutes les conjonctions qui existent. L’organisation et moi, on se repoussera toujours.
Pour être honnête, j’ai besoin de vivre dans la précipitation. J’anticipe un peu, j’improvise beaucoup. L’adrénaline me fait tourner la tête comme elle en tétanise d’autres. Ce voyage je l’ai rêvé, ébauché, façonné, il y a longtemps déjà. Mais la concrétisation, je l’ai délicieusement laissée s’étirer en longueur. J’ai acheté mes billets d’avion suffisamment à l’avance pour ne pas me sentir dépouillée par Air France mais je viens à peine de finir ma valise. Je sais que j’ai oublié quelque chose d’indispensable mais pas de vital. Une brosse à cheveux, un shampoing ou une brosse à dents. Je sais que je passerai en revue mentalement le contenu de mes bagages pendant mes 15 heures d’avion. Et je sais qu’une fois là-bas, je devrai chercher un magasin pourri et me débrouiller pour trouver une brosse à cheveux. Ou un shampoing. Ou une brosse à dents. Mais je sais aussi qu’une fois revenue, cet oubli s’inscrira au tableau des souvenirs…
H-10. Je vais chercher ma brosse à dents…


