Le tourisme, une menace ? …

Dans mon guide du Routard (qui a pris la pluie, que j’ai fait tomber dans la boue, que j’aurais honteusement oublie sur une banquette de taxi si le chauffeur ne me l’avait pas rapporte et qui malgre tout cela me reste fidele), il est ecrit : “Pokhara est une etape reposante, un havre de paix, entoure de verdure, absolument splendide avec toute la chaine de l’Annapurna en toile de fond…”. Et je dois reconnaitre que sur ce coup la, la description de ce venere Routard est plutot fidele a la realite. Et comme c’est une “etape reposante, un havre de paix entoure de verdure” (oui je sais, je me repete mais c’est teeeellement bien dit…), on y croise de nombreux trekkeurs venus y savourer un moment de repos.

Recit de mes premiers jours a Pokhara et des rencontres cosmopolites que j’y ai faites. Ou comment j’ai rencontre une espece encore plus menacante que le phasme du bengale (ben ui, on est fan d’Ushuaia ou on ne l’est pas hein !): le touriste incapable de se detacher un minimum de ses propres coutumes…

Pour comprendre le Nepal et ses contradictions, rien de tel que d’etudier l’image que s’en font les touristes. En realite, on peut dresser deux categories : ceux qui viennent consommer et exclusivement consommer et ceux qui s’engagent a donner autant qu’ils recoivent. Je m’explique : le Nepal, on peut le voir comme un immense terrain de jeux, propice aux sensations fortes et autre experience de pleine nature qu’offre un decor comme la chaine himalayenne. Ou comme une terre encore preservee, ou les traditions sont intimement melees a l’environnement et qu’il faut donc veiller a proteger. Ces deux visons ne sont pas incompatibles. Je pense qu’on peut profiter des incroyables ressources de ce pays sans pour autant le mener a sa perte. Ce que je deplore en fait, c’est l’attitude exclusive de celui qui vient par pur egoisme s’offrir “sa dose” de sensations fortes et qui repartira en laissant derriere lui ses cannettes de biere vides…

Au debut de mon sejour a Pokhara, je suis allee voir la cascade de Davis Fall. Une fois encore, cette cascade entierement naturelle est un exemple des croyances omnipresentes au Nepal : le chemin qui mene a la chute d’eau est borde de temples et s’y arreter pour prier est cense apporter chance et sante au fidele.

J’y ai rencontre Ben’, un australien qui m’apprend qu’il est venu ici parce qu’il a “deux mois a tuer. ” On passe deux jours ensemble et je decouvre ses activites favorites : zoner sur une terrasse, accumuler les bieres et quand l’ennui point son nez, s’offrir une seance de parapente… Ca finira par m’exasperer tres vite et je l’ai laisse en compagnie de ses chopes apres lui avoir fait remarquer qu’il aurait pu rester en Australie pour suivre ce genre de programme…

Une autre rencontre m’a fait clairement prendre conscience que le tourisme peut rapidement devenir une menace pour le Nepal. Claude a 44 ans. Il est francais et a un vrai grain de folie. Il passe ses journees sur les routes, renouvelle continuellement ses visas, gagne sa vie en vendant quelques toiles et en lisant l’avenir dans l’astrologie maya (ok, j’avoue, il a plus qu’un grain de folie ! ) et connait le Nepal comme sa poche.

Mais derriere son cote decale se cache une vraie lucidite quant a la situation touristique du Nepal. On passe une bonne partie de l’apres-midi ensemble assis dans une gargotte typiquement nepalaise a boire du the et je lui raconte ma rencontre avec Ben’. Il m’explique qu’en quinze ans, l’explosion du tourisme a clairement altere les traditions religieuses et culturelles du pays. Au debut de cet article, je parlais par exemple de la biere. Claude m’apprend que dans les cinq preceptes du bouddhisme (ou “Silas”) il est dit qu’il faut s’efforcer de ne pas ingérer tout “produit intoxicant diminuant la maîtrise de soi et la prise de conscience” ( ceci inclut donc la drogue, l’alcool, le tabac…). De meme, pour l’hindouisme, toute boisson enivrante est proscrite. Or, depuis l’explosion du tourisme, on trouve des panneaux publicitaires pour la biere jusque dans les rizieres ! Et inutile de preciser qu’ils ne s’adressent pas uniquement aux touristes…

C’est donc ce genre de conduite que je deplore : on ne visite pas un pays pour y importer et y imposer son mode de vie et ses propres habitudes. Mais heureusement, Pokhara m’a reserve d’autres rencontres et elles m’ont montre qu’il existe des gens qui visitent un pays avant tout pour s’impregner de son mode de vie et le respecter. Exemple dans le prochain episode…

28/07/2008

12 Réponses pour “Le tourisme, une menace ? …”

  1. Redigé par maman:

    Ma chèrie .Je comprend ta rèvolte face au non respect de certains individus tant pour les hommes que pour la nature.Il m’est particulierement difficile d’ envisager aller au bout du monde pour y importer ses habitudes.Mais il est vrai que chacun voyage selon ses convictions!!!!!!!!!Je sais par nos conversations sur le net que tu as rencontrè des gens bcp plus interessants. J’attends evec impatience le reste de ton reportage.lES PHOTOS QUE TU NOUS ENVOIES SONT MAGNIFIQUES.Elles me donnent tellement envie de te rejoindre.cAR TU PARVIENS 0 ME FAIRE PARTAGER TON AMOUR POUR CE joli pays.je pense que comme toi j’irais sac sur le dos à la rencontre des habitants.Mais bon revenons à la rèalitè.Profites pleinement de ce merveilleux voyage et continues à nous faire partager tes dècouvertes

  2. Redigé par maman:

    Je n’ai pas compris ce qui c’est passè mais je n’ai pas eu le temps de te dire l’essentiel que mon message est parti Je veux donc terminer en te disant que JE T’AIME TRES TRES FORT .BISOUS BISOUS BISOUS!!!!!!!!!

  3. Redigé par Parents de Raphaël:

    Bonjour Leïla
    Nous venons de lire ton blog et nous en restons béats d’admiration pour une si jeune aventurière. Lors de notre premier passage sur ton site nous t’avions trouvé dans le doute. Mais une fois les effets du décalage horaire effacés, tu as manifestement repris
    les commandes de ton voyage.
    A ton retour tes proches te retrouveront grandie et au vu des coms sauront grandement
    t’écouter.
    Pour notre part, Raphaël viens de se plonger dans le monde occidental le temps de son transit entre l’Asie et l’Amérique du sud. Ses amis et sa famille ne lui ont pas laissé le temps de regretter le Népal, tant son passage a été « surbooké ».
    Présentement, il est à la recherche d’un cyber café à Santiago du Chili et nous attendons le début de ses commentaires andins.
    Continue à nous faire rêver avec tes récits.
    A bientôt.

  4. Redigé par raf:

    Coucou,
    Pour rejoindre Dheli, je te conseille de prendre le bus direct. Je suis passe par Sunauli et Gorakpur, mais j’ai galere et pourtant j’avais deja fait le chemin dans le sens inverse en arivant au Nepal. Du coup, sur le papier, faire tout soi-meme, c’est moins cher et plus rapide, mais moi au final j’ai du mettre plus de temps et payer autant si ce n’est plus.
    Du coup a mon avis, surtout pour un premier pas en Inde, ne commence pas par trop difficile. Et au niveau securite aussi d’ailleurs, plus de risques de vols et d’arnaques en voulant tout faire toi-meme, entre le bus Nepalais, que tu connais deja, le taxi collectif, le richshaw, le train et les gens a qui tu t’adresseras quand tu seras perdue. Si… si ca arrivera forcement.

    A toi de voir, racontes nous en tout cas, dans les deux cas, il t’arrivera plein d’aventures…

    Byy

  5. Redigé par raf:

    Par contre, je te trouve assez severe dans cet article.

    Je trouve un peu trop facile la critique du touriste capricieux par rapport a tes precedentes reflexions, au meme titre que le serait la critique du pauvre type qui passe ses vacances au club Med. Est-il si mechant, au fond?

    On trouve aussi des Europeennes habillees (deguisees) en Krishna et qui ne comprennent pas un mot de Nepali, qui pretendent comprendre la pensee bouddiste parce qu’elles venerent les vaches, ou y croient parce que c’est a la mode. On ne voyage pas pour se diffencier de ses racines, ni pour se trouver une nouvelle identite.
    Qui respecte le Nepal et sa culture?

    Le Nepalais n’est plus seulement un paysan qui vit les pieds dans l’eau au fond de ses rizieres, attendant sagement une meilleure reincarnation. Tout comme le Canadien n’est pas un bucheron vetu d’une chemise a carreau, ni le francais un cycliste avec un beret, et une baguette sous le bras :-) vive le Quebec!

    Quand on voyage, on s’ouvre, on observe, on apprend, on prend ce qui nous plait et on REFUSE ce qui ne nous plait pas, ou ce qui nous choque.

    Je me permets d’etre un peu critique d’autant que je me sens un peu vise concernant ceux qui recherchent leur “dose” de sensations fortes. Et aussi parce que je sais que tu le prendras bien et continueras si necessaire le debat.

    C’est vrai, le tourisme detruit, change les choses.
    C’est vrai, on ne peut plus aujourd’hui debusquer de vrais autochtones qui decouvrent avec surprise notre, des etres humains un peu plus pales et plus poilus.

    Ce qui est vrai aussi, c’est que le Nepalais lui-meme pollue, jette ses dechets dans les zones preserves, plus que le touriste, qui est aujourd’hui sauf exceptions plutot bien sensibilise au probleme.

    On ne peut pas voyager uniquement pour soi-meme, tu l’as dit, ni non plus uniquement pour les autres. Nous voyageons pour l’ouverture, nous voyageons pour la decouverte, pour la connaissance, mais aussi pour les sensations fortes, le plaisir, l’aventure, pour se decouvrir soi-meme, ou ‘pour l’avoir fait’.

    Nous ne sommes pas Nepalais, mais les Nepalais aiment aussi certains aspects de notre culture. Le Nepal est un terrain de jeux et les Nepalais en sont fiers.

    Tes photos sont extras, presque aussi belles que tes textes. (sauf le dernier article lol.) Continue, et va critiquer un peu mon blog si tu veux, pour te venger. Je suis a Santiago du Chili depuis hier. J’essaie de poster rapidement. By

  6. Redigé par leila:

    Reponse a Raphael :

    Bien, bien, bien… Je vois que cet article suscite la polemique… Ce n’etait pas le but mais tant mieux !

    Alors alors mon cher Raphael, j’ai lu ton commentaire avec attention et je me dois d’y reagir. Je pense que tu n’as pas bien cerne tous les enjeux de mon article. Je ne critique pas le touriste capricieux. Ni le type qui passe ses vacances au club Med. Chacun a le droit de donner a ses vacances l’orientation qu’il veut et toutes les formules se valent, du faniente integral (dont j’avoue etre aussi friande que n’importe qui), a la decouverte culturelle, en passant par le sejour humanitaire et tout autre forme d’activite.

    Je ne critique pas non plus celui qui profite de l’environnement extraordinaire qu’offre le Nepal. D’ailleurs, si tu avais bien lu, tu aurais vu que c’est ecrit noir sur blanc : “Je pense qu’on peut profiter des incroyables ressources de ce pays sans pour autant le mener a sa perte.” Je ne critique donc pas TOUTES les personnes qui viennent profiter des activites a sensation comme le rafting, le parapente, etc. D’ailleurs, j’ai moi meme goute aux joies du rafting (et ce sera le sujet de mon prochain article)…

    Apres ces petites mises au point, voila en quelques mots ce a quoi je m’attaque vraiment : je deplore l’attitude du touriste qui ne cherche pas a s’approprier un minimum la culture du pays qu’il visite. Tu seras d’accord avec moi si je te dis que ca ne sert a rien de partir dans un pays comme le Nepal si c’est pour rester a une terrasse toute la journee, boire de la biere et fumer… Autant rester chez soi, non ? Dans ton commentaire, tu dis : “On ne voyage pas pour se differencier de ses racines, ni pour se trouver une nouvelle identite.” Entierement d’accord avec toi. Mais personnellement, je pense qu’on fait des voyages comme celui-ci en partie pour decouvrir d’autres cultures, non ? Et pour se detacher un minimum de la sienne, prendre du recul, bref, s’ouvrir aux autres ? Sinon, encore une fois, autant rester chez soi…

    Autre point, “le Nepalais n’est plus seulement un paysan qui vit les pieds dans l’eau au fond de ses rizieres, attendant sagement une meilleure reincarnation.” Non, c’est vrai, dans les villes ce n’est plus le cas… Mais as tu fait un tour du cote des villages ?

    Enfin, je ne vois pas du tout pourquoi tu te sens vise. Il ne me semble pas, d’apres ton blog, que tu passes tes journees assis en terrasse avec une biere et que tu restes bien sagement assis dans ton coin sans t’interesser a ce qui se passe autour de toi… Donc tu n’as pas a te sentir concerne ! Bien au contraire ! Tu es un bel exemple d’ouverture et ce qui te pousse, c’est ta curiosite… un tres joli defaut ! Encore une fois, je ne critique pas les gens qui profitent des activites de pleine nature qu’offre le Nepal (tu crois que je m’en prive ?? )… Alors oui, “le tourisme detruit, change les choses”, comme tu le dis si bien… Et d’un autre cote, c’est un fabuleux moteur economique pour un pays comme le Nepal. Donc je ne bannis pas le tourisme. Non, ce que je condamne, c’est le touriste irresponsable, celui qui, selon moi, ne prend pas un minimum en consideration la culture du pays dans lequel il atterit. Mais chacun est libre d’adherer a ce point de vue. Ou pas.

    Voila voila, je te souhaite une bonne continuation au pays des condors et tout autre commentaire sera le bienvenu…

  7. Redigé par nadia:

    Bah moi personnellement je partage plutôt ton point de vue mëme si tu critique sans peser tes mots mais de toute façon ton blog sert a donner ton point de vue et si tu commences à chercher la bonne expression pour ne pas provoquer la polémique ça n’a plus aucun interet et il n’y aura plus cette spontanéité et cette sincérité dans tes observations, et puis c’est plutôt pas mal ces petits débats! ;)

  8. Redigé par raf:

    Je ne me sens pas vise pour les bieres, mais parce que je me suis extasie par mes decouvertes de pleine nature comme le parapente ou le raft.Et parce que je ne suis pas sur, a part si l´individu jette ses canettes vides, qu´il detruit la culture Nepalaise. Et oui, jái fait un tour dans les villages… non mais.
    Je pense comme toi qu´íl est mieux de s´ouvrir aux autres, mais qu´il ne faut pas se targuer d´avoir tout compris. Si tu parles aux gens dans les villages (je te charrie), tu verras quíl y en a ici un qui est parti travailler dans tel ou tel pays, la que le frere intel travaile sur une plate-forme petroliere et envoie des sous a la famille. Les traditions sont encore ancrees, mais l´ouverture a eu lieu, de leur côte aussi. ils nous connaisen, nous jugent, et rient de voir que nous les prenons pour des aborigenes ignorant.

    En effet je crois que notre debat (epice il est vrai) est tres interessant. Je n`ai pas trop pese mes mots mais c´est toujours avec respect que je m`adresse a toi. Et ce que je vois surtout, c´est que tu as trouve ton compte dans ce voyage, que tu sais ce que tu y cherches, et ce que tu veux offrir. Les differences d´avis entre nous n`en sont que plus interressantes, et je suis sur que les autres lecteurs s´y interesseront dáutant plus.

    By, avec ca, je n`ai toujours pas tape mon nouvel article. Lol bonne continuation et continue a t`engager, je continuerais a reagir

  9. Redigé par leila:

    Ouh la la !
    Mais NON Raphael, je ne critique pas ceux qui s’extasient devant les paysages incroyables de ce pays (t’as lu mes autres articles ? tu crois que moi aussi j’y suis restee insensible ? )! Et encore une fois, je ne critique pas les adeptes du rafting ou autre activite sensas’ dont moi meme je fais partie !
    Bon, pour la enieme fois, je t’explique : J’arrive a Pokhara ou je rencontre ce Ben’. On fait connaissance et de fil en aiguille, je commence a le cerner… Il a des opinions bien tranchees que je ne partage pas du tout. Il considere que tout lui est du parce que lui, a de l’argent. Il ne voit pas l’interet de s’interesser a la culture du pays parce que la sienne (et par extension la culture occidentale en general) est “beaucoup plus avancee, moins “sauvage” que celle d’ici”. En bref, il est hermetique a tout ce qu’il voit et reste dans sa bulle pleine de prejuges, de biere et d’herbe. Voila l’attitude que je critique… C’est elle selon moi qui va a l’encontre de la culture nepalaise puisqu’elle ne la respecte pas. Apres, toi, tu es libre d’approuver ce genre d’attitude. Chacun son point de vue !
    Enfin, je cite : “Les traditions sont encore ancrees, mais l´ouverture a eu lieu, de leur côte aussi.” Si tu as enfin percu ce a quoi je m’attaque, tu comprendras que ce n’est pas a cette “ouverture” la ni a l’ouverture tout court d’ailleurs mais bien a une attitude egoiste, fermee et selon moi, irrespectueuse…
    Voila ! Encore une fois, je suis ravie de confronter mes opinions aux tiennes donc tu es le bienvenu si une fois encore, tu n’approuves pas les miennes !
    Bonjour aux Chiliens pour moi et a bientot !

  10. Redigé par Cécile:

    un rapide coucou à ma petite Leï (en attendant de retrouver un écran qui fonctionne) pour prendre de tes nouvelles et continuer à t’encourager dans ton aventure, même si comme le démontre ce débat, tout n’est pas toujours rose que ce soit du côté des touristes ou même des Népalais eux-même comme Raphael l’a si justement pointé.
    En attendant un mail qui devrait arriver demain si tout va bien, courage et continue à vivre ton aventure pleinement, sans pour autant nous oublier !

    Bisouuuuus ^^

    PS : Au pire plutôt que de vous disputer, suit le conseil d’antoine, becoz ‘he knows better’…

  11. Redigé par raf:

    Ometons le fait que je me sois senti visé par l’article, d’oú mon intrusion un peu fracassante sur ton blog. J’en suis désolé. Je n’ai aucune raison de t’en vouloir vu tes explications…
    Je t’exposes donc mon point de vue, cette fois-ci sans plus aucun affect et j’espère que tu en feras autant.
    Ta phrase “Deux catégories, ceux qui viennent consommer et exclusivement consommer et ceux qui s’engagent à donner autant qu’ils recoivent”
    Pour moi, il est clair que je fais partie de la première catégorie. Je me suis interessé au Nepal, et j’ai profité de ce qu’il offre, mais je n’ai rien donné si ce n’est quelques aumônes oú l’argent que j’y ai dépensé. (ce n’est peut être pas ton cas si tu as apporté du matériel scolaire)
    Ceux qui donnent autant qu’ils recoivent sont rares, pour moi ce sont les bonnes âmes qui s’engagent dans des associations ou partent enseigner. Et á part eux, et ceux qui polluent ou détruisent, tous les autres sont des consommateurs, et uniquement des consommateurs.
    Que ce soit ceux qui sont touchés ou apprennent de la culture, de la nature, de la tradition, ceux qui vivent une aventure, ceux qui partent simplement en vacances et ne cherchent que le plaisir, ou ceux qui recherchent tout à la fois. Ils ne changent qu’une chose, eux-même, mais pas le Népal. (peut-être les premiers le respectent-ils un peu plus)
    A mon humble avis, si Ben ne fait pas partie de ceux qui jettent leurs cannettes de bières, son attitude a beau être ridicule et sa compagnie ininteressante, il ne fait peut-être rien de mal.
    Encore une fois, désolé pour cette (dispute) qui n’en est pas une, elle vient de moi et de mon premier message…
    Bon courage, si tu n’es pas déjà sur les routes de l’Inde.

  12. Redigé par Gilles:

    Salut Leïla, un plaisir de lire tes mots, tes images et tes réflexions, vraiment. Si tu hésites encore, saches que tu as toute ta place dans une rédaction ! :-)
    PS : café, thé, verre de lait ou soda, j’espère que l’on aura l’occasion de prendre le temps de se parler à ton retour !

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