Leila : invitation au voyage
Pas le temps de souffler. La voilà propulsée devant une dizaine de personnalités. Allait-elle convaincre son auditoire ? Elle l’a non seulement convaincu mais aussi profondément ému. Chez Leïla, 19 ans, l’enfance est encore là, comme les rêves qui s’y attachent. L’un d’entre eux porte un nom : le Népal. “Ce pays ne cesse de me hanter et je vis avec le rêve de piuvoir un jour m’y envoler”, note-t-elle. Tout en sachant qu’elle devra faire preuve d’êxtrême prudence dans ce pays agité de troubles politiques. C’est un livre d’Eric Valli On travel and photography, découvert il y a cinq ans dans la bibliothèque familiale, qui déclenche tout. Les photos la fascinent. “Des paysages de montagnes recouverts d’un voile de mystère, et surtout des regards, des sourires, des visages imprégnés d’une vie à des années-lumière de la mienne.” Leïla se documente sur ce pays peu ouvert au tourisme. Qui sont les Népalais ? A quoi ressemble une société où les mythes, les rituels sont omniprésents ? Quel est l’avenir de cette petite nation coincée entre l’Inde et la Chine ? La plus jeune lauréate du concours Pèlerin veut “découvrir d’autres modes de vie, s’imprégner du goût de la nouveauté, naître une seconde fois”. Riche d’une double culture, Leïla a déjà sillonné le Maroc, terre d’origine de son père, pharmacien, puis l’Europe avec sa mère, qui lui a transmis sa passion des voyages. Avec ce périple en solitaire au Népal, prévu en juillet et août 2008, Leïla franchit une étape. Elle espère apprendre à mieux se connaître. “Je vais devoir me débrouiller seule et m’adapter à la situation. En revenant, c’est sûr, j’aurais évolué.” Plus mûre, plus armée pour préparer son avenir : Leïla envisage de travailler à l’étaranger, dans la presse ou la politique internationale. Un autre rêve…
France Lebreton, dans Pèlerin du 17 mai
01/07/2008

